Élevage Labbé

“ Elevage en Agriculture Biologique. Agneaux élevés sous la mère. ”

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Agneaux élevés sous la mère. Élevage en Agriculture Biologique. Abattage et transformation en méthode traditionnelle.

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Vente sur commande de demi agneau ou agneau entier. Livraison à domicile.

 

La bergère des agneaux

Eglise de RétaudPar-dessus les bouquets d’arbres qui délimitent les prairies, on devine l’église Saint-Trojan (XIIe et XVe siècles) de Rétaud.
Marie-Claire Labbé, la bergère des agneaux, accompagnée de Manu, Voltaire et Chopin, ses trois fidèles Border-Collies, arpente les pacages, vérifie les enclos et savoure sa liberté.
Marie-Claire est née à Saintes. Ses grands-parents agriculteurs possédaient six vaches laitières, deux chevaux de trait, quelques vignes et cultivaient des céréales. Pierre, son père, hérite d’une partie de la propriété mais la vocation n’est pas au rendez-vous puisqu’il devient chauffeur livreur.
Passant sa jeunesse sur la ferme avec sa mère qui élève des lapins et des moutons, Marie-Claire a la vocation de l’agriculture mais ses parents l’en dissuadent. Une formation d’aide-comptable, un CAP puis trois mois de bureau lui permettront de constater que sa vie n’est vraiment pas là.
Marie Claire Labbé« J’ai travaillé dans les vignes puis j’ai fait la saison des huîtres. Pendant une quinzaine d’années, j’ai tâté de la restauration et de l’hôtellerie à Royan, dans les Landes, au Pays Basque ».
Son retour à la terre va se fait en douceur. Elle reprend le troupeau de 5 brebis de sa mère, élève des lapins qu’elle vend en direct à ses collègues de l’ostréiculture.  Elle commence également à vendre ses agneaux puisqu’il y avait un abattoir à Saintes et les établissements Marc qui pratiquaient le gros et le demi-gros.
Les primes à l’arrachage des vignes permettent d’agrandir sa surface. Elle rachète quelques terrains libérés par des voisins et elle commence son activité en 1990 avec 15 brebis, augmentant le nombre de têtes de son troupeau pour atteindre 100 brebis en 2005.

Élevage en agriculture biologique.

« J’ai lu dans l’Agriculteur Charentais, un hebdomadaire professionnel, qu’il existait un groupement d’agriculteurs qui pratiquaient le bio. Je trouvais déjà pesant de traiter mon maïs, alors cette information m’a décidée à me convertir à cette pratique en 1998 ».

Mouton prairieL’agriculture biologique est basée sur le respect et l’équilibre du monde vivant. Elle est soucieuse de la préservation des ressources naturelles de notre planète. Un cahier des charges strict interdit le recours aux produits chimiques de synthèse et l’utilisation des OGM. La recherche permanente des conduites préventives contre les maladies des plantes et des animaux, la rotation des cultures et la recherche du bien-être animal font que les producteurs travaillent dans un souci d’autonomie et de solidarité en vue de développer l’économie locale.
« Je me suis syndiquée à la confédération paysanne. On ne peut pas rester seuls dans notre coin. Il y a de plus en plus de gens en difficulté financière ou administrative. J’ai jugé utile d’adhérer. Cela m’a permis d’échanger avec d’autres métiers, d’avoir la vision d’une agriculture différente, en tout cas autre que le modèle dominant actuel. Je défends cette idée et je m’investis. Je rêve d’un monde meilleur. Membre de l’association Nature et progrès et adhérente au GAB 17,  j’ai pu évoluer dans le bio. J’ai besoin d’être utile et la solidarité, c’est primordial ! ».

Agneaux sous la mère.

AgneauL’élevage de Marie-Claire Labbé s’étend sur 23 hectares avec 100 mères de race locale et un bélier rouge de l’ouest.  Pour renouveler le cheptel, elle conserve les agnelles pour en faire des mères.
« On peut continuer à en vivre mais modestement. La météo exécrable de 2007 a été très pénalisante pour moi. Les terrains que je possède sont argileux et les pluies excessives ont inondé mes terres et les récoltes de foin furent assez difficiles ».
L’alimentation des moutons est basée sur la culture de l’orge, de l’avoine et de pois. Les agneaux sont présentés à l’abattoir de Chalais (16) entre 6/7 mois et 1 an. Ils partent le lundi soir et reviennent découpés le jeudi soir ou le vendredi matin, en caissettes. Les commandes sont livrées dans les environs ou prises sur place.
« J’ai toujours beaucoup de passage dans ma clientèle et elle se renouvelle bien ».
Et puis, en guise d’apport financier complémentaire, Marie-Claire entretient depuis 1984 le cimetière national de Rétaud où reposent des soldats de l’armée française ainsi que des Nord-Africains tombés au front pendant la deuxième guerre mondiale et lors de la libération de Royan en 1945.
« C’est aussi un respect que l’on se doit d’avoir à notre histoire ».
Marie-Claire Labbé aime son métier mais rêve de vacances pour assouvir sa deuxième passion après le mouton : le cheval.
« Les randonnées me manquent  mais ça viendra sûrement, un jour ».