La Vallée des Ours

“ Une ferme en agroforesterie et maraîchage diversifié bio. Culture sous paillage, sans travail du sol pour favoriser la biodiversité. Nous plantons de nombreux fruitiers chaque année et des poules pondeuses vont arriver courant 2026. Nous travaillons à nous rapprocher d’un écosystème naturel, résilient et productif tout en étant socialement juste. ”

ProduitsAGRIBIO

Ail, betteraves, butternuts, carottes, choux, courges, courgettes, épinards, fèves, fraises, framboises, haricots verts, laitues, melons, oignons, panais, pastèques, patidous, piments, poivrons, pommes de terre, poireaux, potimarrons, radis, rhubarbes, tomates et aromates.

Point de vente

Vente de paniers à commander en direct auprès du producteur (livraison possible sur l’Agglomération de Saintes).

De la graine à l’assiette

Serre tomates et LB de Mirman - Vallée des Ours @ Lydia LabrueEn prônant résilience alimentaire, sol vivant et circuits courts, Louis-Baptiste de Mirman rêve de faire de sa ferme maraichère un lieu de vie collectif alliant culture, échanges et restauration. Une vision où l’agriculture ferait partie de la vie.

 

Entre mer et racines

Enfant à Berneuil puis Saintes, lycéen à Royan, Louis-Baptiste grandit avec deux paysages en tête : les souvenirs d’une ferme familiale en Dordogne et les horizons ouverts par le surf et les sports collectifs. A l’adolescence, rien ne laisse présager de la fibre écologique qui le guidera plus tard. Il lui faudra d’abord parcourir le monde pour en saisir les enjeux.

 

Tout autour de la terre

Après une prépa aux grandes écoles, un séjour linguistique à Chicago, un DUT en techniques de commercialisation et un master en Finances de marché à Paris, Louis-Baptiste intègre le Crédit Mutuel. Dix-huit mois plus tard, il repart en quête d’ailleurs.

Professeur de français en Suisse, puis en poste dans l’industrie à Shanghai à 26 ans, il multiplie les allers-retours entre l’Asie et l’Europe. Ces voyages lui révèlent les rouages de la mondialisation… et l’urgence d’agir. Convaincu que la technologie peut réduire les impacts de l’activité humaine, il rentre en France avec une idée : accompagner les professionnels de l’alimentation à se structurer et à optimiser.

En parallèle, il teste l’agriculture urbaine avec 20 m² de légumes hors-sol sur une terrasse parisienne puis 30, 50 m² dans toute la résidence.

 

La bascule

La pandémie et une rencontre amoureuse rebattent les cartes. Louis-Baptiste pose ses valises en Saintonge, devient ouvrier agricole et expérimente la vente directe sur les salons. Pour approfondir sa compréhension du monde alimentaire, il enchaîne les expériences de woofing, les saisons en entreprises labellisées AB, et compare les modèles agricoles. Son stage en BPREA, dans une ferme maraîchère normande pratiquant le sol vivant, scelle son choix : il veut cultiver en harmonie avec la terre et ses ressources.

Mais avant de s’installer, il lui faut trouver des terres, travailler… et devenir père.

 

Le lieu de tous les possibles

Tomates - Vallée des OursEn 2023, Louis-Baptiste acquiert un peu plus de quatre hectares d’anciennes prairies à Villars-les-Bois, un fond de vallée bordé d’un ruisseau et de quelques arbres. Il pense à tout pour favoriser la biodiversité : suppression des buses pour faire remonter l’eau, création d’étangs et de mares, plantation de 50 fruitiers francs de pieds en agroforesteries et de 300 mètres linéaires de haies fruitières avec une vingtaine de variétés.

Parallèlement, il aménage un chemin d’accès, monte une serre, installe un conteneur pour le matériel, et cultive avec soin 5 000 m² de légumes.

 

Rangs cucurbitacées et LB de Mirman - Vallée des Ours @ Lydia LabrueUn choix de vie

Pour Louis-Baptiste, le maraîchage sur sol vivant est un acte de résistance et de cohérence.

« C’est une culture moins assujettie aux dépenses, plus économe en heures de travail, et qui ne participe pas à l’industrie agroalimentaire. Désherber grâce aux bâches, pailler, semer de l’engrais vert, travailler en agriculture de conservation… Tout cela limite le temps consacré aux cultures. Et puis, acheter ses graines, faire ses plants, utiliser tout type de matière organique pour amender et produire des légumes qui ont du goût, c’est du bon sens ! ».
Si la fierté de nourrir les habitants avec ses paniers garnis est déjà une victoire, son rêve va plus loin. Il imagine ses terres comme un lieu vivant, mêlant culture, échanges, collectif et restauration.
Pour lui, l’agriculture est une activité : elle devrait faire partie de la vie de tout le monde.