La 17

“ Paysan brasseur : producteur, malteur et brasseur. ’’

PRODUITS

Bières sur lie (non filtrées) : blonde, blonde de garde, ambrée, brune et blanche.
Conditionnement : 33 cl, 75 cl, fût de 30 l et tireuse.

VENTE SUR L’EXPLOITATION

Le vendredi de 14h30 à 19h et sur rendez-vous.

POINTS DE VENTE

“Courts-circuits’’, “Biocoop’’, “Biomonde’’, “Intercave’’ et “l’Abboutique’’ à Saintes. “Biocoop’’ et “Biomonde’’ à Rochefort. “Biomonde’’, ‘‘Le Grand Panier Bio’’ et ‘‘Origine 17’’ sur l’Ile d’Oléron. “Biocoop’’, ‘‘L’Escale Fermière’’, ‘‘Le Grand Panier Bio’’ et ‘‘Couleur Marché’’ à Royan. ‘‘Bio et Soleil’’ à Vaux-sur-Mer.

La 17

Aurélie et Charles Girardeau
Aurélie et Charles Girardeau © LLabrue

 

 

Exception charentaise et rareté française : voilà ce que représente La 17.  Née de la volonté de Charles Girardeau et du soutien sans détours de sa compagne Aurélie, cette bière ne contient que des ingrédients naturels cultivés sur 15 hectares de terres cernées de bois. Production saine et artisanale mise à la portée de tous, voilà une vraie satisfaction pour le couple et leurs trois enfants.

 

Mains vertes et pieds sur terre

Être fils, petit-fils, arrière-petits fils de paysans, et suivre des études agricoles, donne un certain feeling avec la nature. Mais Charles Girardeau respecte encore plus le vivant depuis ses expériences professionnelles de maraichage et de paysagisme. Plusieurs visites dans l’hexagone de fermes ‘‘tout bio’’ ont fini de le convaincre qu’il était possible de développer une activité locale dans une démarche vertueuse. Lorsqu’il décide d’exploiter une petite partie des terres familiales, il sait qu’il devra produire, transformer, et vendre en direct.

 

Brasser à contre-courant

L’idée coup de cœur vient de la visite d’une brasserie individuelle en Sarthe où il se forme en quelques jours pour compléter ses acquis livresques. De retour aux Essards, Charles Girardeau réhabilite l’ancienne stabulation en bâtiment aseptisé pour accueillir l’ensemble du matériel nécessaire. Il est prêt à brasser.

L’idée semble farfelue à certains, non rentable pour d’autres, mais Charles Girardeau laisse de côté le scepticisme ambiant. Équipé d’une herse-étrille et d’une houe rotative pour le désherbage mécanique, il se met à cultiver de façon biologique 3 hectares d’orge et 30 ares de blé pour fabriquer une bière locale.

 

Blé
Blé © DR

Le temps de bien faire

Il sème l’orge de printemps en février, le blé en novembre, et la récolte de juillet est triée puis stockée. Les 7 tonnes d’orge et 600 kg de blé vont donner vie à 17 000 litres de bière, à condition de respecter chaque étape du procédé de production.

La trempe de l’orge qui fait germer le grain, permet d’évacuer les protéines inutiles qui troubleraient le liquide. Après le séchage, vient le temps de la torréfaction. Montée à 85 degrés, elle donne du malt pâle pour dorer la bière blonde, poussée à 200, il ressort du malt couleur chocolat qui magnifie l’ambrée et la brune.

Trieur © LLabrue
Trieur © LLabrue

Aplati, le malt donne une mouture qui est versée dans la cuve de brassage et additionnée d’eau. Plusieurs phases de chauffe vont être scrupuleusement respectées avant atteindre les 100°. Comme du lait sur le feu, Charles Girardeau surveille durant 10 à 12 heures, la montée en température. L’ajout des pincées de houblon apportant à la fois amertume et saveurs ne se fait pas au hasard. Une vraie cuisine ! Même les temps de refroidissement en cuve importent car c’est le moment où les levures opèrent. La fermentation donnera 6 degrés d’alcool aux différentes bières, pas plus ; le brasseur privilégie la douceur.

 

Les bienfaits du temps

Gamme La 17
Gamme La 17 © DR

Il faut six semaines pour obtenir une bière, sauf la ‘‘bière de garde’’ qui reste jusqu’à un mois en cuve.

Fabriquées sur lie, non filtrées, non pasteurisées, embouteillées à la façon champenoise, pour une mousse idéale, et certifiées bio, les bières blondes, ambrées, brunes ou blanches continuent de travailler en bouteille ; elles se bonifient pendant plusieurs mois.

De là, et selon la saison, le choix penche plutôt pour l’une ou pour l’autre, mais chaque bouteille surprend par la subtilité et la diversité des saveurs. Une production 100% artisanale, voilà la différence.