La Pousse Tranquille

“ Un maraîchage bio dans la Vallée de l’Arnoult pour des légumes de goût appréciés de tous, même des enfants. ”

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PRODUITS

Aillet, artichauts, aubergines, betteraves rouge, brocolis, carottes, céleris, choux, courges, courgettes, épinards, fèves, haricots verts, mojhettes, navets, oignons nouveaux, panais, pastèques, patates douces, poireaux, poivrons, potimarrons, radis roses et noirs, salades, tomates.

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Plus que bio, il y a le bon goût du bio

Delphine Matard et Julien Brehaut dans leur champ
Delphine Matard et Julien Brehaut

Nul besoin d’être né entre deux sillons pour, un jour, désirer y semer la vie gourmande et colorée des légumes. Delphine Matard et Julien Brehaut se sont rencontrés à la maternelle en région parisienne. A l’époque, personne ne pouvait prédire qu’ils se lieraient d’amour trente ans plus tard. Mais leur union a également pris la forme d’un cheminement intérieur, et c’est avec la conviction profonde d’être au plus près d’eux-mêmes, qu’ils s’ancrent en 2018 aux abords de l’Arnoult.

« On découvre tous les jours sur le vivant, sur la biodiversité. Conduire le tracteur nous amuse encore. L’eau est abondante mais on l’économise. L’environnement nous offre son plus beau décor, le grand air, le silence entre les concerts de grenouilles, la plénitude ». Delphine et Julien.

Un projet tranquillement ficelé

Dans sa première vie, Delphine était éducatrice spécialisée, mais son rêve d’adolescente prenait la forme d’un centre d’équithérapie ; une façon d’être proche des gens et de la nature dont elle va finalement développer une autre version. Elle suit en premier une formation agricole à Saint-Germain-en-Laye, tandis que Julien attend l’opportunité de quitter son poste dans une entreprise qu’il juge trop proche de cette chimie qui abime tout, et trop éloignée d’une production qui a du sens.

La maturation de leur projet d’installation va de pair avec les stages de Delphine. L’un d’eux se déroule chez des maraichers ‘‘bio’’ à Saint-Savinien-sur-Charente, qui deviennent ses tuteurs. Le réseau qui s’ouvre pousse le couple à chercher du terrain alentour. Delphine et Julien découvrent avec envie les terres autour de la zone de captage à Trizay et fort heureusement, le syndicat Eaux 17, séduit par le sérieux du projet, leur confie plus de cinq hectares, humides et fertiles.

Pacsés à la terre

Sillons

Entre eux deux, comme entre eux et la terre, Delphine et Julien veulent construire un lien durable et respectueux. Dans la vie des humains comme dans le cycle du vivant, il y a bien des aléas, et il faut de la patience, de la ténacité, une observation rigoureuse et bienveillante de la nature pour garder le cap de la production tout en s’adaptant.

Le couple de maraichers se sent prêt ; La Pousse Tranquille voit le jour le 15 avril 2019. Une promesse est faite aux partenaires : tous les ‘‘bébés’’ naitront labélisés AB, pour ne pas faire mal à la Terre et pour préserver la qualité de l’eau, si précieuse. Les outils pour mener à bien l’union avec la terre sont simples, humbles, même le tracteur est d’occasion.

Les choix et les joies de saison

Les premières plantations, récoltes et ventes, sont l’occasion de faire connaissance avec le voisinage. Le temps et l’énergie passés à chercher parades et techniques pour cultiver sans traiter, trouvent une jolie compensation dans l’accueil qui leur ait fait. Mais le couple cherche une autre reconnaissance : à travers le choix de semer des variétés anciennes, Delphine et Julien sont en quête de saveurs oubliées. Cette bataille pour le bon goût des légumes requière de semer des ‘‘graines de population’’, certes plus fragiles, mais tellement plus nutritives et goûteuses que les classiques graines hybrides.

Cette année, la liste des délices à venir est plus longue que l’alphabet ! Du A de l’aubergine au T des tomates, on trouve à Trizay betterave, artichaut, carotte, céleri-rave, chou blanc, rouge et frisé, épinard, fève, haricot vert, laitue, mojhette, navet, panais, patate douce, potimarron, pâtisson, poireau, poivron, radis noir, rond et rose. Sans tous les citer, on prévient de l’arrivée d’une intruse au milieu des légumes : la pastèque va illuminer de ses tranches exotiques les étals et les paniers !

 

Plus de liens et de paniers

Une partie de la commercialisation des récoltes se fait via des grossistes, mais Delphine et Julien veulent développer le système des paniers engagé avec plusieurs comités d’entreprises. Ils imaginent proposer un panier hebdomadaire à dix euros, que compléterait la vente de légumes en direct depuis la ferme. Une façon de s’ancrer un peu plus dans le paysage, et de tisser toujours plus de liens avec une clientèle amatrice du bon goût du bio.