Vignoble Rousteau

“ Fabrication artisanale de vieux Pineaux et de vieux Cognacs. ”

PRODUITS

Vieux Cognac ; vieux Pineau ; pétillant de raisin ; méthode traditionnelle et jus de raisin

VENTE SUR L’EXPLOITATION

Vente dans le chai.

VISITE DE LA PROPRIéTé

Visite de la distillerie, du chai et dégustation.

L’indépendance du vigneron

 

Le défi.

Philippe RousteauPhilippe Rousteau est né à Bréville (16), entre Matha et Jarnac, quatrième d’une famille de neuf enfants. Ses parents sont agriculteurs, élèvent des vaches laitières, cultivent les céréales et la vigne. Ses études l’emmèneront jusqu’au lycée agricole Saint-Antoine de Saint-Genis-de-Saintonge où il passera trois années sanctionnées, au final, par un BTA décroché en 1977. « J’ai toujours eu le goût du milieu agricole et j’ai fait le bon choix ».
Un an sur l’exploitation familiale en 1978, un an à l’armée, sur la base aérienne de Cognac, il est à nouveau aide-familial puis membre du GAEC « J’y crois » avec son père et un de ses frères. « C’était un défi et cela a fonctionné ».
Jusqu’en 1987, il s’occupe des vaches laitières, en 1988 il se marie et part deux ans dans les Pyrénées Atlantiques pour obtenir un BTS agricole consacré à l’analyse et à la conduite du système d’exploitation. « Je voulais voir autre chose et surtout me resituer par rapport à l’Europe et à ses nouvelles directives agricoles. Ce fut un grand tournant de ma vie professionnelle ».
Il va choisir de prendre la suite de son beau-père et s’associe en GAEC avec le frère de ce dernier, Pierre Rullaud, pendant 10 ans, à Corme-Royal. A partir de 1992, il fait de la vigne son activité principale.

L’alambic des Bons Bois

L’agriculture ne peut pas faire l’économie d’investissements indispensables à son développement. En 1996, Philippe se débarrasse de son précédent alambic, modeste et usagé, pour le remplacer par l’actuel de 20 hectolitres, chauffé au gaz et présentant quelques innovations techniques comme certains automates qui programment l’arrêt de la chauffe, coupent les « queues » de distillation.
Vendanges Vignoble RousteauSa propriété représente 60 hectares de céréales et 14 hectares de vignes en Bon Bois, dont 12 de cépage Ugni-Blanc pour le cognac, 1 en Colombard et 1 en Merlot-Cabernet pour le vin de pays et le pineau. Les vendanges se font mécaniquement : Philippe adhère à une CUMA regroupant 5 exploitations sur le secteur, pour le prêt du matériel en commun.
« Il y a quelques années, nous avons fait un gros investissement pour l’achat de deux pressoirs pneumatiques mobiles. Dans la ½ heure qui suit, la vendange est traitée, ce qui permet d’avoir une meilleure qualité de départ et d’éviter les goûts herbacés dans les eaux-de-vie si le raisin attend trop longtemps. L’intérêt réside dans la capitalisation du potentiel humain. Avant, j’étais seul pour tout faire. Maintenant, nous sommes sept et c’est plus confortable. Mon fils qui suit un BTS agricole a dans l’idée la relève de l’exploitation. Le facteur de reprise est un critère important pour rentrer dans les maisons de négoce du cognac. Cela les rassure ».
Bouteilles Vignoble RousteauPrès de 60 % de la distillation vont vers le cognac, une autre partie est destinée pour le pineau et une partie pour le vieillissement. Les vieilles eaux-de-vie atteignent l’âge vénérable de 25 ans pour le pineau et 35 ans pour le cognac.
Le cognac est en vieille réserve, naturel, sans coupe ni assemblage et titre 60°. « Je suis la troisième génération à procéder de cette manière, c’est ce qui fait également ma particularité ».
Fût Vignoble RousteauLe VSOP de 12 à 15 ans d’âge titre 42° et l’apéritif à 42° affiche ses 8 ans minimum. Le pineau n’est commercialisé que vers 5/6 ans. Il existe un blanc, âgé de 5 ans, un vieux pineau blanc de 10 ans de vieillissement en fût, un Hors d’Âge blanc de 25 ans aux notes de vanille et de noix et un rosé de dix ans. La palette se clôt sur le vin de table rouge, en vrac et bouteille, de 10°5 à 60 % Merlot et 40 % Cabernet, le rosé en bouteille, le blanc sec en bouteille et un jus de raisin ainsi qu’un vin blanc travaillé en méthode traditionnelle.

En vacances dans le chai

Entrer dans un chai, c’est entrer dans l’intimité de la vigne. Dans la pénombre que perce la lumière falote d’une lampe tamisée par une toile d’araignée, sont tapis des fûts imposants aux flancs cerclés, parcourus de mystérieux signes tracés à la craie blanche. Au bout de ce labyrinthe, il y a la délivrance proposée par le maître du chai, l’initiateur qui délivre de l’énigme alambiquée. Entrer dans un chai, c’est entrer aussi dans l’intimité du vigneron et de ses secrètes alchimies qui transforment le raisin en exaltations et exhalaisons inédites. DSCF6099« Je suis en vacances dans le chai. Je voyage beaucoup avec les gens qui me parlent de leurs vignobles. J’ai fait beaucoup de visites virtuelles de cette manière là. Ce qu’ils aiment,  quand ils sont entrés, c’est  sentir les odeurs. Des images leur arrivent et c’est toujours un peu magique. Je leur fais déguster directement à la barrique avec la topette. Je suis fier de faire partie des vignerons indépendants car je ne suis pas un revendeur. Je vends ma propre récolte. C’est valorisant et c’est une grande force ».